Le Tremblay-sur-Mauldre : Un village Yvelinois, carrefour de l’art et de la littérature au XXe siècle

Au cœur des Yvelines, le petit village du Tremblay-sur-Mauldre a été, sans le savoir, le théâtre d’une page majeure de l’histoire artistique et littéraire française. Entre les années 1920 et 1940, ce lieu paisible a accueilli certains des plus grands noms de l’art moderne et de la littérature, attirés par son calme et son inspiration bucolique.

Tout commence avec Blaise Cendrars (1887–1961), poète et romancier franco-suisse, pose ses valises à partir de 1920. Sa « petite maison des champs », offerte par sa compagne, la comédienne Raymone Duchâteau, devient un lieu de création et de rencontres. Malgré la perte de son bras droit à Verdun pendant la Première Guerre mondiale, Cendrars continue d’écrire avec un humour et une énergie inépuisables. Il y organise des soirées littéraires, où se croisent peintres, poètes et musiciens. En 1939, il quitte définitivement le village, mais ses cendres y seront transférées en 1994, et un espace culturel portera plus tard son nom.

C’est aussi au Tremblay que s’installe  Ambroise Vollard (1866–1939), un des plus grand galeriste Français où il reçoit artistes et collectionneurs. Il meurt tragiquement en juillet 1939 dans un accident de voiture en allant sur Paris. 

Pablo Picasso (1881–1973) y trouve également refuge. En automne 1936.

Francis Picabia (1879–1953), figure majeure du mouvement Dada, s’installe lui aussi au Tremblay entre 1922 et 1924, dans une maison surnommée la Maison rose. Proche de Cendrars,